Le Front de libération u peuple du Tigré (TPLF) ont annoncé avoir quitté les zones de l’Afar, ville voisine du Tigré, mardi 26 avril. Les rebelles tigréens ont occupé ces zones durant neuf mois après des affrontements avec les forces éthiopiennes.
« Nous nous sommes d’ores et déjà retirés de toutes les zones de l’Afar qu’occupait TPLF », a confié Kindeya Gebrehiwot, porte-parole TPLF, à l’AFP.
Le gouvernement éthiopien avait posé ce retrait comme conditions d’une trêve annoncée en mars dernier. « Dès le départ, nous n’avons jamais eu l’intention de rester durablement en Afar. Nous y sommes allés pour régler des menaces en matière de sécurité envers le Tigré, notamment représentées par des milices afar », a ajouté M. Gebrehiwot.
Le conflit au Tigré a éclaté en novembre 2020. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a envoyé l’armée pour y déloger les rebelles tigréens. Pourtant, cette région était déjà conquise par ces rebelles. L’armée fédérale en a été chassée en juin 2021 lors une contre-offensive du TPLF. Ce dernier a ensuite progressé dans les régions voisines, puis en direction d’Addis-Abeba.
En décembre, le TPLF s’était finalement replié au Tigré, mais avait continué d’occuper plusieurs zones des régions limitrophes de l’Amhara et de l’Afar.
La crise alimentaire dans cette région a poussé les deux parties à observer une trêve. Cette trêve a permis depuis le 1er avril à plusieurs convois d’acheminer, pour la première fois depuis la mi-décembre, de l’aide humanitaire par la route au Tigré.
Joe Kashama

