Les taux de malnutrition ont grimpé en flèche et la situation devrait s’aggraver dans les régions du Tigré, d’Afar et d’Amhara, situées dans le nord de l’Ethiopie. C’est ce qu’a alerté le Programme alimentaire mondial (PAM) ce vendredi 19 août.
L’agence onusienne estime que treize millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire, soit une augmentation de 44% par rapport au précédent rapport publié en janvier dernier.
« Le conflit de près de deux ans en Ethiopie a laissé près de la moitié de la population de la région du Tigré sans nourriture adéquate, alors que les groupes humanitaires peinent à atteindre les zones rurales en raison de l’insuffisance des approvisionnements en carburant », a rapporté le communiqué.
Selon le rapport, la moitié des femmes enceintes ou allaitantes du Tigré souffrent de malnutrition, ainsi qu’un tiers des enfants de moins de cinq ans. Ce qui entraîne un retard de croissance et des décès maternels.
« Des services tels que la banque et les télécommunications ont été coupés dans le Tigré, où vivent environ 5,5 millions de personnes, quelques jours après le retrait de l’armée nationale et des forces alliées il y a un an. Ils doivent encore être restaurés, ce qui entrave la capacité des gens à acheter de la nourriture », a noté le PAM.
Mercredi 17 août, le gouvernement éthiopien a souhaité des pourparlers sans conditions préalables, tandis que les rebelles du Tigré ont d’abord appelé à la restauration des services aux civils.
Les combats ont déplacé des millions de personnes, plongé certaines parties du Tigré dans des conditions de famine et tué des milliers de civils.
La Rédaction

