António Guterres, secrétaire général des Nations Unies, se dit horrifié et condamne une frappe aérienne ayant au moins vingt-deux morts, selon le ministre de Santé de l’Etat de Khartoum le week-end.
L’armée soudanaise est accusée d’être responsable de ce tir à la base des nombreuses personnes blessées dans la ville d’Omdurman, dans l’ouest du pays. Mais les forces du général al-Burhan ont nié toute opération sur la ville samedi.
Selon des sources sur place, ces attaques aériennes ont continué dimanche, notamment contre le centre de Khartoum, non loin du palais présidentiel. Au sol, poursuivent les mêmes sources, les combats se sont également poursuivis, cette fois dans les quartiers sud de la capitale.
La guerre entre les factions militaires du pays est entrée dans sa douzième semaine. Le secrétaire général reste préoccupé par les informations faisant état de violences et de victimes à grande échelle dans la région soudanaise du Darfour, indique Farhan Haq, porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU.
D’après la même source, le numéro un de l’ONU est également préoccupé par les informations faisant état d’une reprise des combats dans les États du Kordofan Nord, du Kordofan Sud et du Nil Bleu. Le mépris total du droit humanitaire et des droits de l’homme est dangereux et inquiétant.
Dans un communiqué, M. Guterres appel aux forces armées soudanaises et à leurs rivales, les Forces de soutien rapide, pour qu’elles cessent les combats et s’engagent à une cessation durable des hostilités.
Joe Kashama

