Des milliers de civils ont été tués au cours des 100 jours de conflit au Soudan, parmi ces civils au moins 18 travailleurs humanitaires ont été répertoriés, a indiqué Clémentine Nkweta-Salami, coordonnatrice de l’action humanitaire des Nations Unies au Soudan, mardi 25 juillet.
Elle a lancé un appel aux belligérants pour épargner les civils. Selon un rapport de Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, plus d’une vingtaine de membres du personnel humanitaire ont été détenus, et certains restent encore disparus.
Au moins 50 entrepôts humanitaires ont été pillés, plus de 80 bureaux saccagés, et plus de 200 véhicules volés, rapporte la même source.
Le Soudan est en proie à des affrontements armés meurtriers entre les forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide (FSR, paramilitaires) dans la capitale Khartoum et d’autres villes depuis le 15 avril.
« La coordonnatrice de l’action humanitaire condamne vivement ces attaques, qui frappent au cœur de nos efforts en cours pour apporter une aide essentielle aux personnes dans le besoin », a-t-il dit. « Elle a rappelé à toutes les parties au conflit au Soudan leurs obligations au regard du droit humanitaire international et des droits humains internationaux ».
Le porte-parole a également indiqué que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) mettait en garde concernant les signalements en augmentation d’attaques contre des établissements de santé, alors que plus de 80% des hôpitaux du pays étaient hors service en raison du conflit.
Joe Kashama

