Les turbulences sécuritaires observées dans l’Est de la RDC se justifient par les mutations spectaculaires du RCD en CNDP et actuellement en M23. C’est ce qu’a affirmé la Dynamique communautaire pour la cohésion sociale et le développement (DYCOD) du Sud-Kivu dans un communiqué publié ce mardi 2 août.
Cette structure de la société civile accuse le Rwanda et l’Ouganda de fabriquer et d’équiper de groupes armés qui tuent, violent, pillent impunément au vu et au su de la communauté internationale.
« Que la date du 2 août de chaque année soit consacrée en mémoire de toutes les victimes des atrocités et crimes graves en RDC et que des monuments mémoriaux soient érigés en vue d’interpeller et d’éveiller la conscience collective du peuple congolais », note le communiqué.
De ce fait, elle recommande également le respect du rapport mapping en vue de stopper l’hémorragie de l’impunité des crimes en RDC. « Nous exigeons la convocation urgente d’une table ronde qui devra réunir la Monusco, le gouvernement et la société civile pour évaluer la situation et des perspectives rassurantes en vue du départ sans casser de la mission onusienne en RDC », a rapporté le document.
Le 2 août 1998, naissance d’une rébellion dans l’Est de la RDC, qui deviendra par la suite le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). C’était le début d’une des plus meurtrières rebellions de l’histoire du pays qui changea, pendant 5 ans, le paysage sécuritaire et politique de la région des grands lacs.
François Kitoko

