Kinshasa, stade Tata Raphaël. La nuit commence à tomber ce samedi 5 août à Kinshasa, alors que le joueur nigérien réussit son dernier tir au but. Le public exulte. Chants, cris, acclamations… Le public est chaleureux et n’attendait que l’égalisation du Niger. Puis, s’enflamme. Le stade est débout après le but égalisateur du Niger. A un but partout, c’est la séance des tirs au but. L’épreuve sourit aux Nigériens.
Dans les gradins, certains enfants courent. D’autres se prennent en photo ou font des vidéos avec leurs parents. Pour certains, la première fois qu’ils viennent dans ce stade, rénové. Ils ne sont vraiment pas intéressés par la rencontre, mais le site qui abrite l’événement.
Le stade Tata Raphaël d’avant n’est pas pareil à celui d’aujourd’hui. Tata Raphaël semble avoir revêtu sa plus belle robe. « C’est pour moi la première d’entrer au stade. C’est très beau », confie à SahutiAfrica une femme, assise à côté de ses filles dans les gradins.
Ce samedi, elle a fait le tour de quelques sites des jeux de la Francophonie : notamment le stade des Martyrs. « Là, on doit maintenant aller à la Place échangeur », souffle-t-elle sous les regards méfiants de ses filles, apparemment fatiguées après cette longue journée de tourisme.
Sortie en famille au stade Tata Raphaël
Après la rencontre Niger-Bénin, Ivan Kabemba est joyeux. Il observe une dame avec ses filles, qui prennent des photos. « Les parents viennent avec leurs enfants et sont à l’aise. Les gens n’ont pas peur de sortir leur téléphone comme c’était avant. C’était une bonne ambiance », dit-il. Visiblement, le vent de la Francophonie aussi changé la mentalité de certains voleurs à l’arraché ?
Lourlene Ludjiri, lunettes à fine monture sur les yeux, multiplie selfies et vidéos. « Je ne croyais pas que notre pays pouvait organiser un tel évènement. Au stade, il y a la sécurité », s’extasie-t-elle. En fait, les entrées au stade sont filtrées. Les éléments de la Garde républicaine et une société de sécurité privée font un contrôle strict. Tous les objets tranchants, même le stylo ne passent pas. Rigueur et ampleur de l’évènement obligent.
A l’esplanade du stade, certaines familles visitent les nouveaux bâtiments construits, prennent aussi des photos. D’autres, se dirigent vers des bistrots installés juste à la sortie du stade. Des marchands ambulants en profitent pour écouler leurs marchandises. Font-ils des bonnes affaires ? « On vend beaucoup », confie un vendeur de yaourts. Même si les clients se font rares ce samedi. Les jeux tendent en fait vers la fin.
Le stade Tata Raphaël renaît de ses centres et a fait peau neuve. Va-t-il garde cette robe après les Jeux de la Francophonie ? C’est la question qu’on peut se poser.
« Après les Jeux de la francophonie, on doit continuer à entretenir ce stade. Il faut qu’on mette en place une structure d’entretien du stade et une équipe de sécurité pour contrôler les accès », recommande Jonathan, père de famille dans la trentaine. Pour lui, venir au stade est une histoire de famille. « C’est la fête. C’est un peu rare de vivre ce genre d’événement en RDC », souffle-t-il.
Une semaine après avoir quitté la gare, le train des IXes Jeux de la Francophonie arrive à destination ce dimanche. Une cérémonie est prévue au stade des Martyrs pour la clôture. Les IXème jeux de la Francophonie ont vécu !
Trésor Mutombo

