Plus de 15 000 personnes pourraient mourir d’ici à 2050 en Afrique du Sud suite aux conditions liées à la pollution atmosphérique qui retarde le déclassement des centrales électriques au-delà de 2030, selon une étude du Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (Crea) publiée mardi 24 octobre.
Le centre de recherche indique que « les émissions de polluants atmosphériques dues à l’exploitation prolongée des centrales auraient un impact majeur sur la santé publique en Afrique du Sud ». Mais, le pays dépend encore du charbon.
« Plus de 6 000 décès supplémentaires seraient dus à une exposition aux particules, 3 500 à une exposition au dioxyde d’azote et 5 700 à une exposition au dioxyde de soufre. Certaines des maladies dont pourraient souffrir les personnes exposées comprennent l’asthme, les bébés prématurés et présentant une insuffisance pondérale, la dépression, la pneumonie, la bronchite et la démence », a indiqué l’ONG.
Retarder le démantèlement des centrales électriques au charbon d’Afrique du Sud au-delà de 2030 peut entraîner un excès de 15 300 décès liés à la pollution atmosphérique » entre 2023 et 2050. Ce retard pourrait également coûter plus de 18 milliards de dollars à l’économie du pays », selon cette source.
Plus tôt cette année, Kgosientsho Ramokgopa, ministre sud-africain de l’Electricité, a annoncé son intention de reprogrammer le déclassement de certaines centrales électriques du pays et a suggéré d’en remettre d’autres.
L’Afrique du Sud reste l’un des 12 plus grands pollueurs au monde et le septième producteur de charbon. Le charbon est le fondement de l’économie sud-africaine, employant près de 100 000 personnes et représentant 80 pour cent de la production d’électricité.
Actuellement, une seule des centrales électriques du poids lourd africain a été mise hors service. Même si elle n’est pas encore complètement déclassée, sa fermeture a permis d’éviter 220 décès, selon l’étude.
Mervedie Mikanu

