Au moins dix-neuf personnes sont mortes après avoir consommé de l’alcool frelaté à Ksar El Kebir, dans le nord du Maroc, a annoncé un responsable du ministère marocain de la Santé mercredi 28 septembre.
D’après la même source, les victimes auraient consommé de l’alcool de contrebande acheté dans le magasin d’un suspect. Les cadavres ont été transférés dans un hôpital de Tanger pour une autopsie pour préciser les causes des décès.
« Lors de la perquisition du commerce, les enquêteurs ont saisi près de 50 litres d’alcool de ce type. Une trentaine de personnes âgées de 35 à 50 ans ont dû être hospitalisées dans un état critique après cette intoxication. Et deux d’entre elles se trouvaient toujours en réanimation. Elles souffraient de céphalées, de vomissements, de crampes à l’estomac ainsi que de rougeurs oculaires », a expliqué un chef infirmier de l’hôpital de Ksar El Kebir cité par le site d’information marocain Le360.
Au Maroc où l’islam est la religion d’Etat, la loi interdit la vente d’alcool aux musulmans, soit 99% de la population. Mais dans les faits, on en trouve aisément dans les bars, restaurants ou encore dans des magasins sous licence qui le proposent discrètement à la vente derrière des vitres opaques ou d’épais rideaux.
Mardi, un suspect de 48 ans a été arrêté par la police pour son implication présumée dans la vente de l’alcool frelaté ayant causé la mort de certains de ses clients, selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
Mervedie Mikanu

