Le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge à douze mois les sanctions contre les groupes armés qui opèrent en RDC, dont l’embargo sur les armes, l’interdiction de voyager. Mais aussi le gel des avoirs. C’est ce qu’a annoncé le Conseil de sécurité mardi 29 juin, à la veille de la fête de l’indépendance.
Cet organe des Nations unies appelle tous les pays à ne pas remettre des armes aux «entités non gouvernementales». «Ces mesures décrivent les actes, qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité du pays, notamment les attaques contre les soldats de la paix avec la Monusco, le personnel des Nations Unies et les membres du Groupe d’experts», rapporte le communiqué du Conseil de sécurité.
Ces mesures vont s’appliquer également aux «personnes ainsi qu’aux entités désignées par le comité des sanctions du Conseil de sécurité». Ils ont accusé d’avoir planifié ou participé à des attaques contre le personnel médical ou humanitaire.
Paul Losoko Efombe, représentant de la RDC aux Nations unie, soulève des inquiétudes au sujet de cette résolution. «Une offensive militaire a affaibli l’influence des groupes armés. Et que tous les efforts sont déployés pour briser le cycle de la violence. J’appelle la communauté internationale à reconnaître le lien entre les Forces démocratiques alliées (ADF) et l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL/Daech). Nous ne pouvons pas laisser cette consolidation se produire», a-t-il indiqué.
La RDC fait face à une insécurité persistante dans sa partie Est. C’est suite à l’activisme de groupes armés. Il s’agit notamment de rebelles ADF. Ces derniers ont tué plusieurs personnes et ont poussé des milliers autres à abandonner leurs habitations.
Ali Maliki

