Avec son texte « La nuit et L’Soldat », Jocelyn Danga, jeune écrivain congolais, a remporté la médaille d’or dans le concours de littérature nouvelle aux lXes Jeux de la francophonie mardi 1ᵉʳ août.
À l’annonce du nom du gagnant, la salle est en liesse. Jocelyn n’est pas là. Bloqué en France où il continue ses études, il s’est fait représenter. Mais son absence n’empêche au public d’exulter. Des cris de joie. Des sifflets retentissent. Instamment, un drapeau de la RDC circule de mains en mains. Il est brandi avec fierté. « Oyo eza likambu ya mabele (on est chez nous en français) », crie un spectateur.
Contacté dans la soirée par Sahutiafrica, Jocelyn Danga, le gagnant, est débordé « de joie ». « La médaille n’est pas qu’à moi seul, elle est aussi le couronnement des efforts de tout un ensemble. L’équipe qui m’accompagne. Mais également le peuple congolais », confie Jocelyn Danga.
Idées pleines dans la tête, M. Danga affirme être sur deux ou trois projets qui verront bientôt le jour. L’écriture est un art, et comme tous les arts, seul le talent ne suffit pas. Il faut aussi du travail et de la patience. Et c’est ce qu’il conseille aux plus jeunes qui veulent suivre ses pas.
Dans La nuit et L’Soldat, Jocelyn Danga raconte la guerre dans l’est de la RDC, où des groupes armés sèment terreur et désolation, mais sous un angle différent. Ici ce n’est pas une victime qui s’exprime, mais le bourreau, et il est un soldat de l’armée régulière qui s’est laissé aller au dérapage, malheureusement.
La conscience chargée. Le cœur lourd et plein de remords. Il cherche à s’absoudre, battre sa coulpe, raconter ce qu’il a fait au front, à quelqu’un de cher, sa mère par exemple. Mais il n’y arrive pas. Et quand vient la nuit, il est seul face à lui-même, et dialogue presque avec le silence…
Pour Richard Ali, président de l’association des écrivains du Congo, c’est une fierté. « Une autre histoire est en train de s’écrire pour la littérature congolaise. Nous vivons notre saison de gloire. Jocelyn est un garçon talentueux. Et Cette distinction prouve une nouvelle fois que notre littérature est merveilleuse », déclare-t-il à Sahutiafrica.
La médaille de bronze est décernée au Suisse Valentin de Coppet pour son texte « L’Absence ». L’argent à la Wallonne, Cécile Huppin pour son texte « Le Bien qu’on se donne ».
Dinho Kazadi

