Alors qu’il est dirigé par un gouvernement de transition issu d’un putsch, le Burkina Faso souhaite une coopération plus étroite avec le Niger voisin où des militaires ont renversé le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum, au pouvoir depuis 2021, a annoncé la télévision publique jeudi 27 juillet.
« Le Niger est un pays frère, le peuple nigérien est un peuple frère du peuple burkinabè. En cela, il est évident que toutes les situations qui peuvent concerner le Niger touchent d’une manière ou d’une autre le Burkina Faso », a déclaré Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, ministre de la Communication, à la télévision publique.
Le Burkina Faso et le Niger souhaitent de s’inscrire dans une dynamique de partenariats plus étroits, de coopération plus étroite et surtout que nous pouvons ensemble assumer de façon souveraine cette lutte historique contre les groupes armés terroristes et pour la restauration de la dignité de nos peuples.
« Le Burkina Faso est attentif aux derniers événements qui se déroulent au Niger avec soucis, pour espoir, que ce pays puisse retrouver la sérénité », a affirmé M. Ouédraogo. D’après lui, le Burkina ainsi que les autres pays du Sahel, dont le Niger et le Mali, doivent assumer leurs responsabilités.
Dirigés par des militaires putschistes qui y ont pris le pouvoir respectivement en août 2020 et en janvier 2022, le Burkina Faso et le Mali sont tous deux confrontés à la violence de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, tout comme le Niger.
Après ses deux voisins, le Niger, jusqu’alors allié des pays développés, devient le troisième pays du Sahel miné par les attaques djihadistes, à connaître un coup d’Etat depuis 2020.
Dès son arrivée au pouvoir au Burkina Faso par un coup d’Etat en septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré et son gouvernement ont prévu de diversifier leurs partenariats en matière de lutte contre le jihadisme, en particulier avec la Russie, après avoir demandé mi-janvier le départ des troupes françaises au nom de la souveraineté.
Mervedie Mikanu

