Deux Casques bleus de la mission de l’ONU au Mali (Minusma) ont été tués par un engin explosif improvisé dans le centre du pays. L’annonce a été faite par Olivier Salgado, porte-parole de la Minusma via les réseaux sociaux vendredi 3 juin.
Selon la même source, les soldats faisaient partie du contingent égyptien de la Minusma. Et deux autres soldats ont été blessés.
« Les Casques bleus se trouvaient dans une escorte d’une douzaine de véhicules onusiens qui accompagnaient un convoi de camions civils transportant du carburant », a précisé M. Salgado.
Il indique que de tels convois peuvent s’étirer sur des kilomètres. « Une mine a explosé au passage du convoi. De telles mines peuvent sauter au contact d’une roue ou être actionnées à distance », a-t-il ajouté.
L’explosion est survenue près de Douentza (centre), sur l’axe conduisant à Tombouctou (nord). Ce sont les deuxième et troisième Casques bleus tués en trois jours. Un soldat jordanien a succombé à une attaque à l’arme légère et au lance-roquettes contre le convoi dans lequel il se trouvait mercredi à Kidal (nord).
Avec plus de 12.000 soldats déployés dans ce pays plongé dans la tourmente depuis le déclenchement d’insurrections jihadiste et indépendantiste en 2012, la Minusma est la mission de l’ONU la plus meurtrière au monde. Depuis sa création en 2013, 174 de ses Casques bleus ont trouvé la mort dans des actes hostiles.
Les engins explosifs improvisés (EEI) sont une arme de prédilection des jihadistes contre la Minusma ainsi que les forces maliennes. Ils tuent aussi de nombreux civils.
Sept Casques bleus togolais dans un convoi logistique avaient été tués par l’explosion d’un tel engin en décembre 2021 entre Douentza et Sévaré.
Le centre du Mali est l’un des principaux foyers des violences qui ensanglantent le Sahel. Parties du nord, ces violences se sont étendues au centre ainsi qu’au Burkina Faso et au Niger voisins. Elles ont fait des milliers de morts civils et combattants et des centaines de milliers de déplacés.
AFP/Sahutiafrica

