Face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région de Gao, située dans le nord du Mali. Mardi 08 novembre, les syndicats ont appelé à un arrêt de travail de 48 heures dans cette zone en proie aux attaques djihadistes. Mais le gouvernement malien n’a pas encore réagi quant à ce.
Selon les témoignages des habitants et d’élus locaux recueillis par l’AFP, l’administration, la gare routière et les marchés étaient fermés. Mais aussi, la circulation était très réduite.
Les trois centrales syndicales signataires exigent une riposte sécuritaire, le rappel à l’ordre de certains agents des forces de sécurité qui s’adonnent à des dérives, d’intimidation et de racket non justifiés. Mais également la fin de l’ingérence de certaines personnalités dans les dossiers judiciaires des délinquants mis aux arrêts.
La situation dans la région s’est considérablement dégradée depuis le début de l’année 2022, notamment à cause de la recrudescence des attaques terroristes et l’expansion du groupe Etat islamique, selon l’ONU.
Près de Gao, l’Etat a une très faible présence et la population, principalement des nomades vivant dans des campements éparpillés dans le désert, est prise entre deux feux, victimes de massacres et de représailles parce que soupçonner de pactiser avec l’ennemi, ou privées de moyens de subsistance.
Il y a une semaine, deux civils dont un enfant ont été tués dans une attaque menée par des hommes armés sur l’axe routier Gao-Ansogo qui est considéré comme dangereux.
Mervedie Mikanu

