« Nous avons décidé de réaffirmer notre décision de suspendre l’entraînement opérationnel, mais nous n’annulons pas cette mission », a dit Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et politique de sécurité, devant la presse à Bruxelles, capitale belge, mardi 17 mai.
D’après M. Borrell, l’UE n’a toujours pas reçu de garanties de la junte au pouvoir à Bamako sur « la non-ingérence des mercenaires russes ».
« Au contraire, nous avons vu une tendance croissante à la collusion et aux allégations des graves violations des droits de l’homme, faisant l’objet d’enquêtes par les Nations unies », a-t-il indiqué.
C’est une annonce qui intervient après le retrait du Mali de l’organisation G5 Sahel. Dimanche 15 mai, Bamako s’est retiré de cette organisation créée en 2017 pour lutte contre la montée de la menace djihadiste. Le G5 Sahel est une force multinationale en Afrique de l’ouest soutenue par l’Occident depuis des années.
Ce retrait isole davantage le Mali, théâtre de deux putschs en l’espace de neuf mois, des instances régionales. En janvier dernier, la Cédéao a imposé des sanctions politiques et économiques au pays suite au non-respect du chronogramme de la transition pour le retour à l’ordre constitutionnel.
Raymond Nsimba

