Soupçonnées d’être impliquées dans un réseau criminel de trafic d’organes et de drogues, quatre personnes ont été placées en garde à vue par la police marocaine mardi 5 avril. Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), ces personnes opèrent entre le Maroc et la Tunisie.
L’enquête se poursuit en coordination avec le bureau d’Interpol en Turquie en vue d’identifier l’ensemble des complices, Marocains ou étrangers, impliqués dans ce trafic, selon la même.
« Ils exploitaient certaines victimes dans des opérations de réception et de transport de quantités de drogue au Maroc et ailleurs. Ces activités étaient menées en lien avec un réseau criminel opérant en dehors du Maroc, constitué de ressortissants étrangers impliqués dans le prélèvement et la vente d’organes », rapporte le communiqué de la DGSN.
Lors de perquisitions, la police a saisi de l’argent en dirhams marocains et en devises étrangères, des reçus de virements étrangers, des analyses de groupes sanguins de victimes potentielles, du cannabis et des téléphones portables, poursuit-il.
D’après ce service de sécurité marocain, l’enquête a été entamée à la suite d’une annonce publiée sur les réseaux sociaux, proposant des prélèvements de reins dans des cliniques privées à l’étranger contre d’importantes sommes d’argent en devises.
Les quatre suspects, dont trois femmes, servaient d’intermédiaires dans ce trafic, en aidant les personnes souhaitant vendre leurs organes à aller à l’étranger, notamment en Turquie, où deux victimes ont été identifiées par les enquêteurs marocains.
Mervedie Mikanu

