Au Mozambique, l’armée a tué deux hauts dirigeants rebelles dans la province septentrionale de Cabo Delgado, en proie à une insurrection armée djihadiste, ont annoncé les forces de défense Mozambique (FADM) dans un communiqué mercredi 24 août.
Il s’agit d’Abu Kital, le terroriste qui occupait le poste de commandant adjoint des opérations pour le groupe terroriste Al Sunna Wall Jamat ainsi qu’Ali Mahando, qui occupait d’importantes responsabilités au sein du groupe terroriste.
Les deux dirigeants rebelles ont été tués au cours de l’échange de tirs qui a suivi, et aucun militaire n’a été blessé au cours de cet affrontement s’est produit mardi, selon d’autres sources.
D’après les FADM, les insurgés ont tendu une embuscade aux militaires, mais un de leurs véhicules s’est renversé sur un pont puis a pris feu.
Riche en gaz naturel, la province de Cabo Delgado, à majorité musulmane, est aux prises depuis cinq ans avec une insurrection menée par des combattants liés au groupe Etat islamique.
Les combats ont fait au moins 4.737 morts, dont près de la moitié de civils, selon l’organisation de suivi des conflits ACLED, et environ un million d’habitants ont fui leurs maisons.
Depuis juillet 2021, des milliers de soldats Rwandais et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) ont été déployés pour soutenir l’armée mozambicaine, et ont depuis aidé à reprendre le contrôle d’une grande partie de Cabo Delgado.
Mervedie Mikanu

