Christine Mboma et Beatrice Masilingi, athlètes namibiennes, risquent de manquer les 400 mètres aux Jeux olympiques de Tokyo. Les deux sprinteuses sont reprochées d’avoir un niveau de testostérones jugé supérieur à la norme après les évaluations médicales du World Athletics, instance dirigeante de la piste. L’annonce a été faite par le Comité olympique de Namibie vendredi 02 juillet.
«Les résultats ont indiqué que les deux ont des niveaux naturellement élevés de testostérones. Il est important de souligner que nos deux athlètes n’étaient pas au courant de cette condition», rapporte le communiqué du comité olympique namibien.
«Nous sommes en contact avec le médecin-chef de World Athletics, Stéphane Bermone, l’un des architectes de testostérone, en ce qui concerne la voie à suivre dans l’intérêt de nos deux sprinteurs», indique le communiqué.
Mercredi 30 juin, Christine Mboma s’est offerte un record mondial dans la catégorie de moins de 20 ans. Elle a remporté les 400 mètres en 48,45 secondes en Pologne. De son côté, Béatrice Masilingi a réalisé le troisième meilleur temps de 2021. Elle a couru 49,53 secondes dans une course en Zambie.
Depuis 2018, les règlements de World Athletics sur la testostérone ont fait objet des débats. Caster Semenya, sprinteuse sud-africaine et double championne olympique, ne sera pas au rendez-vous de Tokyo suite à son niveau de testostérones élevé. Elle a interjeté appel devant divers tribunaux de sports. Elle qualifie ces règles d’inéquitables. Mais aussi de discriminatoires.
Ali Maliki

