Mardi 18 octobre, des bandits armés ont attaqué un hôpital général dans la région de Gulu, dans le nord-ouest du Nigeria. Cette attaque est la deuxième en deux jours. En effet, le jour précédent, un centre de santé a été le théâtre d’une attaque armée dans la même région, a dénoncé l’Ong Médecins sans frontières.
Emmanuel Umaru, préfet de police de cet Etat, a confirmé l’attaque contre l’hôpital général Abdussalam-Abubakar de Gulu. Il a déclaré attendre un rapport complet sur ce qui s’y est passé.
Mais un habitant de la région a déclaré à l’AFP, que « des hommes armés ont pris d’assaut l’hôpital vers 1h30 du matin et ouvert le feu à l’aveugle, tuant deux personnes. Les assaillants ont aussi pris en otage environ 20 personnes, dont plusieurs membres du corps médical, sans doute pour qu’ils soignent leurs camarades blessés dans leurs camps » a-t-il affirmé.
Médecins sans frontières, a condamné l’attaque inacceptable par un groupe armé, la veille, d’un centre de santé soutenu par cette ONG dans le district de Gummi, dans l’Etat de Zamfara au nord-ouest du pays. Et que le groupe armé a enlevé un membre âgé du personnel médical, avant de détruire les médicaments et les aliments thérapeutiques.
Le Nigeria fait face à des attaques perpétrées par des groupes criminels ou djihadistes. Le nord et le centre du pays sont régulièrement attaqués par des criminels, appelés localement, bandits, qui attaquent et pillent des villages, tuent les habitants ou les enlèvent contre le paiement de rançons.
Dinho Kazadi

