Lundi 18 mars, l’armée nigériane a démenti toutes les informations d’avoir mené des attaques de représailles après la mort de seize soldats dans l’État du Delta, dans le sud du Nigeria.
Selon le général Edward Buba, porte-parole de la défense, la communauté était déserte avant même l’arrivée des troupes sur les lieux. Il indique que les soldats ont été tués après avoir été encerclés par des jeunes locaux jeudi. C’était lors d’une tentative de médiation entre Okuama, un village de l’ethnie Urhobo, et le village voisin de l’ethnie Ijaw, Okoloba.
Les habitants ont accusé les troupes d’avoir incendié un village en représailles. Ils ont accusé les troupes d’avoir pris pour cible les habitants d’Okuama après l’annonce de la mort des soldats samedi. Mais M. Buba a qualifié les accusations de représailles de fausses nouvelles.
En 2001, le Nigeria a été accusé de représailles militaires pour le meurtre de soldats, notamment lors du massacre de Zaki Biam dans l’État de Benue, dans l’est, et du massacre d’Odi en 1999. C’était lorsque l’armée a tué des centaines de personnes dans l’État de Bayelsa, dans le sud du pays.
Si les médias locaux ont fait état d’affrontements meurtriers entre les deux communautés ces dernières semaines, chacune revendique la propriété de ses terres et ses droits de pêche. Après ces combats, ils ont fui Okuama après l’attaque de samedi et se sont réfugiés dans les villages voisins.
Josaphat Mayi

