Au moins vingt-deux personnes ont été abattues. Cinquante-huit autres blessés. Tel est le nouveau bilan de l’attaque contre une église catholique à Ondo, dans le sud-ouest du Nigeria dimanche. C’est ce qu’a annoncé un communiqué du gouvernement publié mardi 7 juin.
Le précédent bilan faisait état de vingt et un morts. Selon la police, des hommes armés, dont certains déguisés en fidèles et munis d’explosifs, ont surgi pendant la messe dominicale et ont attaqué les paroissiens.
« J’ai vu des personnes sans vie dont une femme abattue. J’ai également vu des restes humains déchiquetés par de la dynamite. Quant à moi, je me suis réfugié avec d’autres personnes dont les enfants, dans la sacristie pendant une vingtaine de minutes avant de sortir et de découvrir le carnage », a expliqué le père Andrew Abayomi, qui célébrait la messe avant que les assaillants ne prennent d’assaut l’église.
« Les hôpitaux d’Owo étaient remplis de blessés, dont la plupart étaient dans un état critique. Malheureusement, le nombre de morts s’élève à vingt-deux », a déclaré le gouverneur d’Ondo, Arakunrin Oluwarotimi Akeredolu dans un communiqué.
D’après lui, cinquante-six personnes étaient toujours hospitalisées mardi soir. Il affirme que « le plus malheureux, c’est que des enfants innocents ont été tués dans la fleur de l’âge et que d’autres ont été gravement blessés ».
Sur son lit d’hôpital, la joue et le torse cachés par les bandages, Bade Salawu, l’un des survivants, confie à l’AFP que les fidèles ont d’abord « entendu le bruit très fort d’une arme à feu », avant d’évoquer le « chaos » qui a suivi.
« Les assaillants ne sont pas venus pour voler ou kidnapper qui que ce soit, leur objectif était juste de tuer et de détruire », a indiqué Bade Salawu l’un des survivant à l’AFP. Sur son lit d’hôpital la joue et le torse bandés, il confirme que les fidèles ont d’abord entendu le bruit très fort d’une arme à feu avant d’évoquer le chaos qui a suivi.
Lundi 6 juin, Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, a condamné « une attaque odieuse ». « Les attaques contre les lieux de culte sont abjectes », a-t-il ajouté. Il appelle les autorités nigérianes à « tout faire pour traduire les responsables en justice ».
Dimanche 5 juin, une attaque par des hommes armés surgit pendant la célébration de la Pentecôte dans l’église catholique St Francis de la ville d’Owo, dans l’Etat d’Ondo, habituellement épargné par les djihadistes et les bandes criminelles actifs dans d’autres régions du pays. Ce massacre a provoqué l’effroi au Nigeria, et l’indignation de la communauté internationale.
Mervedie Mikanu

