Au Nigeria, la police assure avoir renforcé la sécurité à Abuja, capitale nigériane, et dans tout le pays après les alertes des Etats Unis sur un risque d’attaques djihadistes. Mais jusque-là, la nature de la menace reste inconnue.
Alors que ces alertes suscitent des inquiétudes, le président Muhammadu Buhari assure que « le gouvernement maîtrise la situation en matière de sécurité ».
« Les attaques sont en train d’être déjouées. Les agents de sécurité éliminent les menaces de manière proactive. Une grande partie de leur travail n’est pas vue et est nécessairement confidentielle », tente de rassurer la présidence dans un communiqué.
Le président Buhari appelle les habitants de la capitale à ne pas céder à « la panique ». « Le terrorisme est une réalité dans le monde entier. Toutefois, cela ne signifie pas qu’une attaque à Abuja est imminente », rapporte le communiqué.
Le jeudi, un important centre commercial d’Abuja a été temporairement fermé pour des raisons de sécurité non précisées. Les forces nigérianes sont déployées dans cette zone. Usman Alkaki Baba, inspecteur général de la police, appelle les habitants à rester vigilants et à dénoncer toute personne et mouvement suspect.
Les Etats Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie et le Canada ont averti leurs citoyens sur des possibles attaques de terroristes dans des centres commerciaux, marchés, hôtels, restaurants, bars et écoles de la capitale. Le Département d’Etat américain a instruit à ses employés non essentiels ainsi qu’à leurs familles de quitter Abuja avant de préciser que l’ordre d’évacuation s’applique aux familles et non aux employés, qui ont toutefois l’autorisation et non l’ordre de partir.
La situation sécuritaire reste précaire au Nigeria, où l’armée lutte contre la montée de la menace djihadiste, mais aussi des bandes armées appelées de « Bandits ».
La Rédaction

