A Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, des nouvelles mesures prises par le général Peter Chirimwami, gouverneur militaire, font polémique et sont jugées « coûteuses ».
Dans un communiqué, le gouvernement provincial a décidé « d’augmenter les frais de participation aux examens d’Etat à 130 000 FC et d’instaurer une taxe de 20 Usd pour l’identification des véhicules aux vitres teinte d’origine. Mais aussi, une amende de 100 Usd pour les vitres fumées localement ».
Dans les rues de la ville, ces décisions suscitent des réactions. Elles sont jugées comme un fardeau pour une population, déjà appauvrie par la guerre et l’insécurité notamment.
« La population de Goma est exaspérée par des mesures qu’elle juge iniques et discriminatoires. Les habitants s’indignent du fait que les autorités ne semblent pas se soucier de la situation difficile qu’elle traverse », a déploré Marion Ngavho, président de la société civile locale.
Pour le journaliste Rodriguez Katsuva, la population n’en peut plus. « Toutes les activités sont presque paralysées à cause de l’insécurité. On a interdit aux motos de circuler après 18 heures. Les travailleurs de restaurants et bars, vendeurs des grillades ne savent plus comment survivre. M. le président, il y a des motards, qui travaillent le jour et d’autres la nuit, en prenant cette décision comment ils vont vivre ? », s’est-il interrogé.
Entre-temps, la recrudescence de l’insécurité inquiète. Des sources locales font état d’assassinat de civils et de la multiplicité des bandits armés.
RK

