En RDC, la Cour constitutionnelle doit rendre son arrêt dans l’affaire Bukanga Lonzo, impliquant Augustin Matata Ponyo, ancien Premier ministre devenu député national, ce mardi 20 mai.
Dans ce procès, Matata Ponyo, Déogratias Mutombo, ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo (BBC), et Christo Grobler, patron de l’entreprise Africom, sont sur le banc des accusés. Ils sont inculpés pour le détournement présumé de 285 millions Usd du projet du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.
Toutefois, l’ancien Premier ministre et ses coaccusés ont refusé de se présenter à la barre lors de la dernière audience. La Cour constitutionnelle a décidé de les juger par défaut. Cette affaire a fait grand bruit à Kinshasa depuis la publication d’un rapport de l’enquête menée par l’Inspection générale des finances (IGF) sur la débâcle de ce projet.
Mercredi 24 avril dernier, le ministère public a, dans son réquisitoire, requis 10 ans de prison contre l’ancien Premier ministre, ordonnant son arrestation immédiate. Pour lui, l’ancien gouverneur de la BCC doit être condamné à cinq ans de prison, alors que Christo Grobler Stephanus doit être expulsé définitivement du territoire congolais.
En fait, Augustin Matata Ponyo a toujours dénoncé un procès politique. Dans l’une des déclarations, il a affirmé être victime d’un acharnement pour son refus d’adhérer à l’Union sacrée, coalition présidentielle. Lors de la dernière audience, il a refusé de comparaître.
La Rédaction

