Policiers et militaires déployés. Quelques groupes de manifestants dispersés. Ce jeudi 25 août, le dispositif sécuritaire a été renforcé à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, Est de la RDC, après l’appel à manifester des mouvements citoyens contre la mission onusienne en RDC (Monusco). Mais les autorités locales ont interdit ces nouvelles manifestations.
Les manifestants, qui étaient sur l’altère principale du centre-ville, ont été dispersé par la police. Il s’observe des agitations et interactions entre la police et l’armée dans la partie Nord de ville au quartier Majengo.
Dans un communiqué rendu public le mercredi 24 août, ces mouvements citoyens disent avoir constaté la relocalisation des troupes de la force onusienne de la ville de Butembo vers celle de Beni et dans le territoire de Rutshuru. « Nous voulons toujours obtenir le départ immédiat de la Monusco du territoire congolais qui a failli totalement à sa mission », ont-ils déclaré.
Ils appellent toute la population de Goma et de ses environs à se mobiliser comme un seul homme pour réclamer la paix et la sécurité du pays. « Nous disons Non aux délocalisations. Mais, oui, au départ non négocié de la Monusco et agences du système des Nations-Unies », rapporte ce communiqué.
Des villes de l’est de la RDC, en proie à l’instabilité depuis deux décennies, ont été agitées par des manifestations anti-Monusco sanglantes, faisant une vingtaine de morts et plusieurs blessés.
Depuis Goma, Reagan Kimbale

