Le projet d’exploitation de nouveaux blocs pétroliers aurait des conséquences catastrophiques sur les communautés, la biodiversité et le climat, a indiqué la section Africaine de Greenpeace dans un communiqué publié jeudi 14 avril.
« Le projet des grandes compagnies pétrolières de saccager les écosystèmes les plus sensibles du Congo est une erreur historique qui doit être corrigée immédiatement », a déclaré Irène Wabiwa Betoko, responsable de projet international pour la forêt du bassin du Congo pour Greenpeace Afrique, citée dans par la même source.
Selon Greenpeace, « les pays donateurs, qui ont promis 500 millions de dollars pour protéger la forêt tropicale du Congo lors de la COP26 à Glasgow, se rendent compte de l’ampleur du chaos qui prévaut dans la gestion de ces forêts ».
« Ils doivent maintenant aborder les plans louches et chaotiques pour remplacer les forêts tropicales et les tourbières par du pétrole », a ajouté l’ONG.
L’Ong de défense de l’environnement appelle « le gouvernement congolais à revenir sur ce plan aux conséquences catastrophiques pour l’environnement ».
Vendredi 8 avril dernier, le gouvernement congolais a, lors du Conseil des ministres, approuvé un projet de mise aux enchères de seize blocs pétroliers, dont au moins neuf dans l’écosystème sensible de la Cuvette centrale, a rappelé Greenpeace.
Pour Kinshasa, « l’attribution de nouveaux droits d’hydrocarbures vise d’une part à améliorer les recettes de l’Etat, d’autre part à augmenter la production nationale qui doit quitter la zone modeste de 25.000 barils/jour ».
La forêt de la RDC est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde (plus de 240 millions d’hectares) après celle du Brésil. Elle représente un réservoir de carbone et une réserve de biodiversité d’importance mondiale. La forêt tropicale du Bassin du Congo s’étend sur plus de 3,6 millions de kilomètres carrés. Et se longe sur six pays africains.
Mervedie Mikanu

