En RDC, la Haute Cour militaire a ouvert, ce vendredi 25 juillet à Kinshasa, capitale congolaise un procès judiciaire contre Joseph Kabila, ancien chef de l’État congolais devenu opposant.
Dépourvu de ses immunités depuis mai dernier, Joseph Kabila est poursuivi pour trahison, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicides, viols, torture et participation à un mouvement insurrectionnel. D’après la Haute Cour militaire, l’ancien Chef de l’État congolais devenu opposant, est tombé sous le coup des articles 136 et 137 du Code pénal militaire. En fait , ces articles répriment sévèrement tout acte de collaboration avec une insurrection armée.
Présent à l’ouverture de l’audience, le vice-ministre de la Justice chargé du contentieux international, Samuel Mbemba, insiste sur l’indépendance de la justice face aux pressions politiques. D’après lui, la justice ne négocie pas et ne dialogue pas.
« Le calendrier de la justice est différent du calendrier politique. Il est de notre devoir, en tant que ministère de la Justice, de conduire les avocats mandatés pour la constitution de partie civile au nom de la République. Ce procès est pour la République. La justice fera son travail en toute indépendance », a insisté Samuel Mbemba devant la presse.
En RDC, Joseph Kabila est pointé du doigt. En arrivant à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, Joseph Kabila a décidé de mettre fin à son exil. 6 ans après son départ du palais de la Nation, l’ancien chef de l’Etat a affirmé avoir décidé de briser le silence pour parler au nom de plus de cent millions de Congolais « en danger ».
Dans un discours de quarante-cinq minutes, il a accusé le régime du président Tshisekedi de mauvaise gouvernance. Il a dénoncé le fait que le gouvernement a « abandonné » les populations de l’Est et les a « punis » en « déconnectant les institutions financières locales du réseau bancaire national » et en « restreignant les mouvements des personnes et des biens ». Il a aussi appelé à « humaniser les conditions de vie » dans cette partie sous contrôle de rebelles du M23.
En fait, l’ouverture de son procès fait suite à la levée de ses immunités parlementaires par le Sénat, après des délibérations à huis clos. Depuis, il est accusé par le ministère public notamment d’avoir soutenu la rébellion du M23, active dans l’Est de la RDC. Pour la justice, ses contacts avec les rebelles du M23, était de faciliter une agression contre la RDC.
Josaphat Mayi

