«Les communautés doivent s’approprier le processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion communautaire et de stabilisation. Tous les mécanismes antérieurs n’ont pas réussi parce qu’il manquait la communauté. L’action communautaire est une chance de réussite pour ce mécanisme», a confié Adrien Zawadi, président de la société civile du Sud-Kivu, à SahutiAfrica. C’était au cours de la clôture d’un atelier sur «le retour de confiance citoyenne et de la sécurité étatique au Sud-Kivu, province située dans l’Est de la RDC» vendredi 06 août.
Il affirme que «la société civile travaille avec les groupes armés pour la cessation effective des hostilités». D’après Andrien Zawadi, «les groupes armés manifestent la volonté de déposer les armes au Sud-Kivu». Il indique que «près de quatre-vingt groupes armés se sont rencontrés et ont pris des engagements en accord avec l’État congolais». Il appelle les communautés à sensibiliser les jeunes encore actifs dans des groupes armés.
«Nous devons accepter de les accueillir pour un retour de la confiance citoyenne. C’est un engagement à la fois communautaire et étatique. Mais aussi diplomatique et politique», a-t-il dit.
«Nous sommes dans un processus de dégonflement des camps de déplacés afin que ces derniers puissent rentrer librement dans leurs pays. Cela demande une réponse diplomatique claire de la part du gouvernement congolais, en prenant langue avec l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda, qui ont des citoyens armés sur nos terres. Il y a une grande circulation d’armes dans la région, ce qui doit nécessairement être arrêtée», a-t-il ajouté.
Depuis plus d’une décennie, la région de l’est de la RDC est en proie à des attaques de groupes armés. C’est ce qui a poussé Félix Tshisekedi, président congolais, à décréter l’état d’urgence au Nord-Kivu et en Ituri. Mais la province du Sud-Kivu a été épargnée.
Ali Maliki

