Vingt-deux combattants du Mouvement du 23 Mars (M23) ont été capturés par l’armée congolaise à Rusthuru dans le Nord-Kivu, Est de la RDC. Mardi 10 mai, le lieutenant-colonel Ndike Kaiko Guillaume, porte-parole du secteur opérationnel Skola2, a présenté ces rebelles à la presse locale.
Des sujets rwandais figurent par ces éléments capturés, précise cette source. Ils ont été remis au Mécanisme conjoint de vérification élargie des frontières de la Conférence Internationale sur la Région des grands lacs (CIRGL).
D’après le colonel Ndike Kaiko, « ces combattants du M23 ont été arrêtés lorsqu’ils voulaient infiltrer les positions des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) à Bugusa, dans le territoire de Rutshuru ». C’était lorsque les autorités congolaises étaient en consultations avec les groupes armés à Nairobi, capitale du Kenya.
Kaiko rapporte que les FARDC, qui observaient une trêve par rapport aux opérations que le secteur opérationnel Sokola2 mène contre le M23, ont réagi « de la manière forte après cette tentative jusqu’à récupérer tout le regroupement de Jomba ».
La rébellion du M23 se trouve actuellement encerclée par l’armée nationale en territoire de Rutshuru, assure-t-il. « Le M23 n’occupe qu’une fine partie parce qu’il est confiné dans une zone bien déterminée », a déclaré le colonel Ndike Kaiko. Il affirme que des patrouilles de combat se poursuivent.
La société civile du Nord-Kivu salue cette action. Et souhaite voir l’armée endiguer l’insécurité qui persiste un an après l’instauration de l’état de siège. Le 24 avril dernier, l’armée congolaise a accusé les rebelles du M23 d’avoir attaqué cinq positions de l’armée à Rutshuru. Ce groupe armé a été écarté des consultations avec les autorités congolaises après la reprise des combats avec les forces congolaises.
Depuis Goma, Reagan Kimbale

