Vendredi 1er avril, les combattants du mouvement du 23 mars ont décrété un cessez-le-feu unilatéral à Rutshuru, territoire du Nord-Kivu, situé dans l’est de la RDC. Ce mouvement rebelle demande aux autorités congolaises « d’amorcer un dialogue pour un règlement pacifique de la crise qui nous oppose depuis plus d’une décennie ». Mais Kinshasa n’a pas encore réagi quant à ce.
« La tension militaire observée ces derniers jours dans le territoire de Rutshuru relève de l’initiative offensive des Fardc à laquelle l’armée révolutionnaire congolaise (Arc) a opposé une stratégie défensive appropriée. Les unités de l’Arc se sont retirées des espaces conquis pour occuper des positions défensives. Et de manière à élargir la zone qui les sépare des Fardc en vue d’éviter toute nouvelle confrontation », a noté Major Willy Ngoma, porte-parole du M23 dans un communiqué.
Toutefois, le M23 se réserve le droit de riposter en cas d’une nouvelle initiative de guerre des forces armées congolaises.
Alors que le gouvernement congolais reconnaît qu’une « défaillance a été constatée dans les dispositifs » des forces armées. Le commandement des opérations dans la région a été relevé de ses fonctions.
Le 29 mars dernier, les rebelles du mouvement M23 ont attaqué les positions de l’armée congolaise de la localité de Runyonyi, Mikeno, et Chanzu dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Le gouvernement congolais a dressé un bilan de trois soldats tués et dix-sept autres blessés lors de combats près de la frontière avec l’Ouganda.
Augustin Sikwaya depuis Beni

