Vendredi 2 septembre, le camp des réfugiés congolais, en Ouganda, a été incendié l’armée ougandaise. Selon un déplacé sur place, Kampala exige leur départ.
« Ils ont nous demande de rentrer dans la cite frontalière de Bunagana toujours sous contrôle du M23. Nous ne savons pas quoi faire. Ici, nous avons beaucoup d’enfants et femmes », confirme Uzima Ndituye.
Ces congolais avaient jusqu’à jeudi soir pour vider le camps Kibaya, côté ougandais. Cette source témoigne que « ce jeudi dans la mi-journée, le HCR a apprêté de gros bus pour acheminer des familles congolaises réfugiées en Ouganda, qui étaient déjà prêtes à rejoindre le camp de Nyakabande ».
« Nous avons même sollicité le chef du camp de quitter vendredi matin pour opérer un choix, mais sans succès. Nombreux d’entre d’entre nous refusent d’aller dans ce camp de Nyakabande et préfèrent plutôt rentrer au pays et rejoindre Rutshuru où se trouvent nombreuses autres familles déplacées internes », indique Uzima Ndituye.
Pour la société civile de Goma, obliger les réfugiés à rentrer dans leur pays qu’ils ont fui à cause de la guerre est une violation de l’accord de Genève que l’Ouganda a ratifié.
« Le gouvernement congolais devrait interpeler l’ambassadeur ougandais accrédité à Kinshasa pour qu’il demande à son pays de revoir cette décision », dit Mario Ngavo, président de la société civile de Goma.
Reagan Kimbale

