Menée à la pause par le Football Club les Aigles du Congo, l’Olympique Club Renaissance du Congo a renversé la situation et arrache une victoire de l’espoir. Score du match : 2-1.
Samedi 16 décembre. Stade Tata Raphaël. Renaissance du Congo a un rendez-vous avec son destin. Se qualifier au play-off. Sur la pelouse, c’est une partie serrée, mais ce sont les Aigles du Congo qui trouvent la faille en premier à la 29e minute. Une frappe enroulée de Bela Bakwayina trompe Armed Lukiese, portier de Renaissance.
Une douche froide pour les Renais. Les Samouraïs mènent un coup avant la pause. Mais, la bande de Jean-Louis Dingondo, entraîneur de Renaissance, réagit en seconde période. Elle domine, pousse et dicte le tempo jusqu’à obtenir l’égalisation à la 49e minute. Sous pression, la défense est sous pression. Kayembe Mujanay marque contre son camp.
Les Renais reviennent dans le match. Nicolas Kazadi, capitaine de Renaissance, et ses coéquipiers tentent de faire sauter les verrous de Samouraïs. Le public dans les gradins est silencieux. À la 78ᵉ minute, Yongo Bayila, entré en cours de jeu, marque le deuxième but pour Renaissance. Le coaching est payant. Les Renais tiennent leur victoire jusqu’au dernier coup de sifflet final. Mais, surtout arrache une victoire qui maintienne leurs chances pour disputer le play-off.
« On fait ce travail pour vivre ce moment de joie et de communion avec le public. Le deuxième but, c’est le meilleur. Ça part du derrière, combinaison à deux touches jusqu’au but. On a changé des stratégies parce que je connaissais l’entraîneur de l’équipe adversaire. J’ai dû changer le système pour le mettre en difficulté. J’ai jugé le moment et le timing qu’il fallait faire les changements », a réagi à chaud Jean-Louis Dingondo, souriant.
Acclamations, chants et cris. Les Renais célèbrent la victoire avec leur supporter. Avec 17 points, Renaissance monte en 5ᵉ position au classement partiel du groupe B. Les Aigles du Congo, lui, enchaîne une deuxième défaite consécutive.
« Chaque jour suffit sa peine. Ce n’est pas la fin du monde. On a pas pû gérer l’avantage. Juste après avoir marqué, on a donné les occasions à notre adversaire. Il y a eu des mauvais choix. On jouait trop derrière. Ça arrive. Il n’y a personne à condamner », a déclaré Anicet Kiazaidi, entraîneur des Aigles du Congo, déçu.
Josaphat Mayi

