Au moins cinquante-huit décès liés à la « variole du singe » ont été recensés dans quatre-vingt-sept zones de santé en RDC depuis le début de l’année, a alerté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) jeudi 19 mai. Selon l’agence onusienne, près de 1284 cas suspects ont été détectés.
Quatre provinces sont touchées par cette épidémie. Il s’agit des provinces du Sankuru en tête avec 468 cas, de la Tshopo avec 169 cas, de l’Equateur avec 168 cas ainsi que de la Tshuapa avec 108 cas.
Mais l’OMS assure soutenir les investigations approfondies, en plus des fournitures médicales. C’est en 1970 que le premier cas humain a été détecté au centre de l’ex-Zaïre, aujourd’hui RDC, chez un enfant de 9 ans.
La « variole de singe » est une maladie rare dont le virus s’est transmis à l’être humain par les animaux. La propagation se fait soit en entrant en contact avec les sécrétions respiratoires, soit en touchant des lésions infectées, ainsi que des liquides biologiques.
Les symptômes de la « variole du singe » apparaissent en deux temps. Ils recouvrent d’abord fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, mal de dos, ganglions lymphatiques enflés, frissons et fatigue. Des éruptions cutanées peuvent ensuite survenir, souvent sur le visage, et se répandre à d’autres parties du corps, dont les parties génitales, les paumes des mains et les plantes des pieds.
François Kitoko

