Près 1000 cas du choléra, dont 68 décès, ont été recensé dans le camp de réfugiés de Dougui, dans l’est du Tchad, selon le ministère tchadien de la Santé.
Signalée fin juillet, l’épidémie avait alors débuté avec 42 cas suspects et 4 décès. Selon Tadjadine Mahamat Allamamine, directeur de la communication du ministère, le bilan actuel inclut les personnes guéries, celles toujours hospitalisées ainsi que les victimes.
Dans un communiqué publié lundi, l’ONU explique cette progression rapide par l’afflux massif de réfugiés soudanais dans les camps et villages frontaliers, où les populations vivent sans accès suffisant à l’eau potable ni aux installations sanitaires. La seule région du Ouaddaï accueille près d’un demi-million de personnes fuyant la guerre au Soudan.
Le choléra, une infection diarrhéique aiguë causée par de l’eau ou des aliments contaminés, peut être soigné efficacement par réhydratation. Mais sans traitement rapide, il peut entraîner la mort en quelques heures.
La propagation de la maladie s’inscrit dans un contexte plus large. Selon l’Unicef, le Soudan voisin est le pays le plus touché au monde, avec plus de 2.400 décès en un an dans 17 de ses 18 États. Depuis le début de 2025, une vingtaine de pays africains, dont la RDC et le Nigeria, sont également confrontés à des flambées de choléra.
Ephraïm Kafuti

