Le chanteur-danseur chorégraphe congolais Chaka Kongo est décédé vendredi 26 janvier à Kinshasa des suites d’une longue maladie, selon sa famille.
De son vrai nom Edmond Langu Masima, l’artiste Chaka Kongo a fait ses grands débuts dans le monde de la musique, où il prend ses marques aux côtés de Lita Bembo. Dans les années 90, il passe de l’ombre à la lumière. Ce qui le propulse sur la scène du prestigieux festival Ngwomo Africa du feu Laudert Production. Sur cette scène, Chaka Kongo preste aux côtés de Manu Dibango, légende saxophoniste et chanteur camerounais de jazz mondial, décédé en 2020, et d’Aïcha Koné, célèbre chanteuse ivoirienne.
Ce natif de Kinshasa, la capitale, l’artiste a participé à la conception de l’affiche avec des tenues traditionnelles de concert de Werrason à Bercy vers les années 2000, mais aussi à l’installation des studios de la Radio France Internationale à la halle de la Gombe/Kinshasa.
Ces dernières années, l’artiste Chaka Kongo était la voix de sans voix dans milieu musical congolais, à travers ses sorties médiatiques à chaque cas de décès d’un artiste ou d’une maladie. Au cours de son combat pour les droits et le respect des artistes congolais, l’activiste Chaka Kongo s’est battu pour que certaines avenues de la capitale congolaise portent les grands noms de la musique congolaise. Il s’agit notamment de Tabu Ley, et de Lutumba Simaro à Lingwala.
Il a occupé les fonctions de chargé d’affaires sociales de l’Union des Musiciens congolais (Umuco). Ce poste lui va finalement donner le goût de créer l’Asbl Artiste en danger, prônant la protection sociale des artistes.
Selon des sources, il n’a bénéficié d’aucune aide du gouvernement. « C’est seulement Fally Ipupa qui m’a beaucoup aidé et je le remercie infiniment », avait confié Chaka Kongo, alors qu’il lutte contre une maladie qui l’avait cloué au lit.
L’artiste ne meurt jamais, dit-on. Chaka Kongo laisse un opus sur le marché du disque. Une collaboration avec l’orchestre Dynamique Asha de la commune de Ngiri ngiri, Litonge bouge de la commune de Kalamu, Station Japan de Bandalungwa et Stunning Mangenda, où il a évolué. La chanson «Démocratie», sortie en 1990, reste son chef-d’œuvre.
Ephraïm Kafuti

