Des combats se poursuivent entre l’armée congolaise et la rébellion du M23 en territoire de Rutshuru dans la province du Nord-Kivu, Est de la RDC, après une période de calme relatif.
Les FARDC ont, dans un communiqué, accusé des soldats rwandais de la RDF, couverts par les M23, d’avoir attaqué ses positions sur l’axe Rangira-Rwanguba-Tchengerero depuis jeudi. Le général Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée, fait état d’au moins « un civil tué et cinq autres blessés par les bombes rwandaises » sur l’axe Rangira-Rwanguba-Tchengerero.
Toujours selon cette source, trois personnes ont été abattues et trente-cinq autres blessées, dont des enfants à Nyabikoro près de l’hôpital de Rwanguba.
Alors que certaines sources rapportent que les rebelles du M23 ont pris Ntamugenga, village du groupement Bweza, dimanche dans la soirée, le lieutenant-colonel Djike Kaiko, porte-parole des opérations Sokola II, assure que « les FARDC évoluent très bien sur le terrain ».
« Nous sommes en train de contenir l’ennemi. Tout ce que vous pouvez retenir pour le moment, c’est que toutes les initiatives de l’ennemi sont en train d’être déjouées par les FARDC. Il y a déjà des capturés parmi eux. Je pense que dans les heures qui suivent, on pourra vous les présenter », a déclaré M. Kaiko.
D’après la président de la société civile de Bunagana, plus de 20.000 personnes se sont réfugiées vers l’Ouganda après cette reprise des combats.
C’est depuis jeudi 20 octobre que les hostilités ont repris entre les forces congolaises et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda selon Kinshasa, à Rutshuru. Une situation qui brouille les relations entre la RDC et Rwanda, deux voisins dont les rapports ne ressemblent pas à fleuve tranquille. Malgré la feuille de route dite de Luanda et les discussions entre le président Tshisekedi et Kagame autour d’Emmanuel Macron, la situation ne change pas sur le terrain.
Augustin Sikwaya et Reagan Kimbale

