Alors que les autorités ont annoncé la réouverture des axes d’approvisionnement de la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, Est de la RDC, pour la circulation des populations et des marchandises, la société civile dit être inquiète.
Pour Edgar Mateso, président de la société civile locale, le gouvernement provincial offre aux militaires rwandais en appui au M23 l’opportunité de s’organiser à partir de Rusthuru, Kanyabayonga, Saké, Kitshanga, Pinga, Mushaki, Masisi et Walikale dès lors qu’on donne passage libre aux civils.
« Les rebelles peuvent se déguiser en marchants, cultivateurs et offrir des services à la population. Le gouverneur autorise à la population de pouvoir accéder aux zones sous le contrôle du M23. Il sera difficile aux militaires congolais de pouvoir pilonner ces zones dès lors qu’il y a des civils autorisés à y accéder. En ce moment, le gouverneur risque de tomber dans le piège de l’ennemi qui n’a pas besoin d’être agressé mais plutôt gagné du terrain calmement », a-t-il déclaré.
Mercredi 1er mars, le général Constant Ndima, gouverneur militaire du Nord-Kivu, a annoncé la réouverture des certains. Il s’agit des axes Goma-Rutshuru-Kanyabayonga, Goma-Saké-Kitshanga-Kanyabayonga, Goma-Saké-Kitshanga-Pinga et Goma-Mushaki-Masisi-Walikale. Ces tronçons ont été bloqués lors des combats entre les FARDC et les rebelles du M23 qui continuent.
Le général Constant Ndima a, dans ce communiqué, réitéré la suspension des formalités douanières au poste frontalier de Bunagana, la première grande localité tombée entre les mains du M23.
RK

