Appelés à se retirer de positions qu’ils occupent dans l’est de la RDC à l’issue du mini-sommet de Luanda, les rebelles du M23 disent être prêts et demandent un dialogue avec Kinshasa.
Mombasa au Kenya. Jeudi 12 janvier. Bertrand Bisimwa, président de ce mouvement rebelle, a échangé avec le Kényan Uhuru Kenyatta, médiateur désigné de l’EAC dans cette crise, à Mombasa. Le processus de désengagement de ce groupe armé et ses principales. Ces sujets ont été au centre de leur discussion.
« Les dirigeants du M23 ont convenu de poursuivre leur retrait et de respecter un cessez-le-feu strict. Ils sont, en outre, convenus de continuer à respecter et à coopérer avec la Force régionale de l’EAC qui a maintenant commencé à prendre le contrôle des zones libérées par le M23. Un processus conforme à la décision de la réunion extraordinaire des chefs d’état-major général de l’EAC tenue à Bujumbura le 8 novembre 2022 », rapporte le communiqué de l’organisation sous-régionale.
D’après ce document, le processus de retrait va être vérifié à la fois par la force régionale d’Afrique de l’Est et le mécanisme de vérification de la CIRGL pour assurer la sécurité et le retour rapide de tous les déplacés et réfugiés.
En décembre, le M23 a annoncé son retrait des positions qu’il occupe dans le groupement de Kibumba, dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu, à travers une cérémonie organisée en présence du commandant de la force régionale Est-Africaine.
Mais selon les Forces armées congolaise, ce retrait n’est qu’un leurre. Selon les témoignages des habitants de ce coin, rapportés par les médias locaux, les rebelles sont toujours présents dans cette partie du territoire congolais.
La force régionale avait annoncé le retrait de ces rebelles de Rumangabo et se désengager ensuite de Kishishe, aucune date précise n’a été donnée concernant le retrait de Kishishe.
Joe Kashama

