Plus de 72.000 personnes ont abandonné leurs habitations en huit jours suite aux affrontements entre les forces congolaises et les rebelles du Mouvement du 23 mars à Rusthuru et à Nyiragongo en Nord-Kivu, Est de la RDC. Tel a indiqué le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) dans un communiqué vendredi 27 mai.
L’agence onusienne affirme être profondément préoccupée par les besoins urgents et importants des populations déplacées, qui « manquent de nourriture, d’eau potable, d’équipements de base ». Le HCR dit avoir « un besoin urgent de cinq millions Usd pour ses opérations dans le Nord-Kivu ».
Selon les organisations humanitaires, les milliers de déplacés récents se sont installés tant bien que mal dans des églises, des écoles ou d’autres sites qui ne sont pas adaptés à un tel afflux, ce qui les expose au choléra, au paludisme et autres maladies.
Le HCR précise qu’au moins 7.000 Congolais se sont réfugiés en Ouganda durant la semaine écoulée. Quelques 25. 000 autres étaient déjà arrivés lors de précédents combats fin mars. La RDC compte 5,6 millions de déplacés, détaille la même source. D’après cette agence des Nations unies, des combats, dans l’Est de la RDC, ont poussé près de 170.000 civils à abandonner leurs maisons depuis novembre dernier.
Des hostilités ont récemment repris dans le territoire de Rutshuru, théâtre habituel des combats entre l’armée congolaise et les rebelles du M23. Puis des affrontements se sont étendus cette semaine au territoire voisin de Nyiragongo, près de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Kinshasa accuse Kigali de soutenir les rebelles du M23. Des accusations rejetées par le Rwanda.
La Rédaction

