Au moins quatre cents membres, civils et militaires de la Mission d’observation des Nations unies en RDC (Monusco) ont été tués dans l’exercice de leur mandat de maintien de la paix depuis 1999, selon le rapport de la Monusco publié mercredi 20 avril. La mission onusienne indique être dans un environnement dangereux.
D‘après le site de l’ONU consacré aux forces de maintien de la paix à travers le monde, entre 1999 et 2010, 161 Casques bleus avaient été tués en RDC. Entre 2010 et le 28 février 2022, 234 Casques bleus avaient trouvé la mort dans ce pays d’Afrique centrale.
« La Monusco est l’une des missions où le sang des Casques bleus a le plus coulé. Nous avons encore perdu récemment un Casque bleu dans les accrochages avec les membres du groupe armé Codeco (Coopérative pour le développement du Congo) en Ituri et huit autres ont perdu la vie dans l’hélicoptère qui s’est écrasé il y a trois semaines », a dit Mathias Gillmann, porte-parole de la Monusco à l’AFP.
Il signale que ce bilan présenté comprend à la fois les militaires, les policiers, les civils ainsi que les experts internationaux, qui ont été assassinés au Kasaï en 2017.
« Les Casques bleus sont parfois pris pour cibles : des groupes armés les attaquent directement, attaquent directement les bases des Nations unies. Et que les soldats de l’ONU sont souvent en contact direct dans les combats avec les groupes armés », a-t-il ajouté.
Présente en RDC depuis 1999, la Monuc (Mission de l’ONU au Congo) qui est devenue la Monusco avec le changement de la nature de son mandat en 2010, est considérée comme l’une des plus importantes et des plus coûteuses missions de l’ONU au monde, avec un budget annuel d’un milliard Usd.
En 2015, la Monusco comptait 19.815 casques bleus. Dans une résolution du Conseil de sécurité, de décembre dernier, ce nombre a été réduit à 14.100 soldats de la paix pour combattre la centaine de groupes armés qui déstabilisent l’est de la RDC depuis près de trois décennies.
AFP/Sahutiafrica

