Le bilan provisoire du nouveau naufrage sur le fleuve Congo fait état d’environ 40 morts et plus de 120 disparus. L’accident s’est produit dans la nuit du vendredi au samedi 14 octobre.
Une baleinière en bois dénommée Mapamboli venant de Mbandaka en partance de Bolomba dans la province de l’Equateur a chaviré la nuit du vendredi au samedi 14 octobre.
Selon les autorités locales, l’embarcation en bois a été partiellement remontée à la surface afin de faciliter les recherches des corps encore sous les eaux du fleuve Congo.
Plusieurs témoins affirment que la raison principale de cet événement malheureux qui endeuille une fois de plus la RDC s’avère être la surcharge de l’embarquement. La baleinière aurait eu du mal à avancer. Pendant que l’équipage tentait de rééquilibrer l’embarcation, celle-ci a ensuite basculé et projeté les passagers avec leurs biens dans le fleuve, avant de couler entièrement.
Des personnes se sont noyées parce que la plupart ne savent pas nager et il n’y a pas souvent des bouées de sauvetage. Le bilan provisoire, dressé par les familles des victimes et la société civile, tient compte des corps repêchés. Parmi les victimes se trouve celui de la chargée de logistique de la Commission électorale nationale indépendante (CENI)\Bolomba. L’on compte aussi quelques rescapés.
Le Président de la République démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi a instruit le Gouvernement de s’investir pour palier cette série de naufrages d’embarcations sur le fleuve Congo. Il l’a dit au cours de la 115 ieme réunion du Conseil des ministres tenu à Kinshasa.
«Le Président de la République a terminé sa communication en évoquant les naufrages sur les réseaux fluviaux et lacustres congolais. D’où la nécessité de tout mettre en œuvre pour éviter les naufrages des embarcations avec des lourds bilans humains et matériels dont les causes principales sont notamment la surcharge des passagers et des marchandises, le mauvais balisage des voies navigables, la navigation nocturne ainsi que la non-conformité des embarcations à la réglementation en la matière», a expliqué Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des médias, porte-parole du gouvernement.
Face à cette situation, le Président de la République a chargé le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, le Vice-premier ministre de la Défense, ainsi que le ministre des Transports, d’élaborer un plan d’action afin de faire jouer le fleuve Congo, son rôle de moteur du développement économique.
La Rédaction

