Au moins vingt-cinq personnes sont mortes dans le naufrage de l’embarcation d’un bateau dans le Nil Bleu dans l’Etat du Sennar, dans le sud-est du Soudan, a annoncé un groupe pro-démocratie jeudi 4 juillet.
Il indique que ces personnes tentaient de fuir les combats opposant les forces paramilitaires et l’armée dans le sud-est du Soudan. D’après cette source, elles ont péri en tentant de fuir face à l’avancée récente des paramilitaires dans la région.
Selon le Bureau des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha), plus de 55 000 personnes ont fui la ville de Sinja, capitale du Sennar. C’est le lieu où plus d’un demi-million de personnes s’étaient réfugiées pour échapper à la guerre.
Cette annonce est intervenue deux jours auparavant que les FSR avaient annoncé avoir pris le contrôle d’une base stratégique de l’armée à Sinja, entraînant une crise humanitaire majeure avec la fuite de nombreux villageois à bord de petites embarcations en bois sur le Nil.
Les Nations unies ont indiqué que la plupart ont convergé vers Gedaref, qui accueille déjà plus de 600 000 déplacés. Depuis avril 2023, une guerre oppose l’armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, aux FSR de son ex-adjoint devenu rival, le général Mohamed Hamdane Daglo au Soudan. Depuis quatorze mois, ce conflit au Soudan a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de plus de neuf millions de Soudanais.
Si les deux camps ont été accusés de crimes de guerre pour avoir visé délibérément des civils et bloqué l’aide humanitaire, ce nouveau drame survient au moment où les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), en guerre contre l’armée, ont réalisé une percée significative depuis fin juin dans cette vaste région du Soudan, au prix de violents combats.
Entre-temps, les autorités locales de l’Etat de Gedaref ont estimé jeudi à 120.000 le nombre de personnes déplacées arrivées récemment à Gedaref. Il s’agit d’un Etat voisin du Sennar relativement épargné par les violences. Parmi elles, 90 000 ont été officiellement enregistrées, rapporte la même source.
Josaphat Mayi

