Alors que l’armée se livre à des combats acharnés contre les forces paramilitaires rivales, des tirs d’artillerie et des frappes aériennes ont secoué Khartoum, capitale soudanaise, ont annoncé les habitants de la place ce jeudi 26 septembre.
La population locale indique que les affrontements ont commencé à l’aube. Il semble être la première offensive majeure de l’armée depuis des mois. C’est pour reprendre des parties de la capitale contrôlées par ses rivaux des Forces de soutien rapide (FSR). Plusieurs habitants d’Omdurman ont fait état de tirs d’artillerie intenses, qui ont commencé tôt.
Des bombes tombent sur des bâtiments résidentiels. Pourtant, des avions militaires survolent la ville. D’après l’AFP, les forces de l’armée ont franchi deux ponts clés sur le Nil, qui séparent les parties de la capitale tenues par l’armée de celles contrôlées par les FSR.
En fait, depuis le début de la guerre au Soudan, les combats les plus violents se déroulent dans des zones densément peuplées. Les deux camps sont accusés de bombarder sans discernement. C’est depuis avril de l’année dernière, lorsque la guerre avait éclaté entre l’armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les FSR de son ex-adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo.
Si les paramilitaires ont repoussé l’armée pratiquement hors de toute la capitale, les combats ont fait des dizaines de milliers de morts. Les estimations renseignent de 20.000 à 150.000. La plupart des victimes n’étant pas recensées, d’après les médecins.
Selon les Nations Unies, plus de 10 millions de personnes, ont été déplacées. Ce qui représente un cinquième de la population du Soudan. Il s’agit de l’une des pires crises humanitaires de mémoire récente.
Josaphat Mayi

