Au Soudan, les Nations Unies s’inquiètent face à la famine et l’augmentation du nombre de déplacés, où plus d’un tiers de la population va avoir besoin d’aide humanitaire au cours de cette année.
Dans un rapport publié dimanche 26 février, l’ONU indique que « le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë a continué d’augmenter pour la troisième année consécutive ».
Selon le rapport, « Au moins quatre millions d’enfants de moins de cinq ans et de femmes enceintes et allaitantes auront besoin de soins vitaux pour survivre à la faim ». Avec près de 13,6% de la population en situation d’insécurité alimentaire aiguë, l’ONU estime que « le Soudan est l’un des pays les plus touchés au monde ».
Déjà en 2022, plus de deux millions de personnes avaient souffert de la faim dans ce pays où l’économie est en chute libre depuis le putsch d’octobre 2021. La suspension de l’aide internationale qui a suivi, n’a fait que compliquer la situation. « Environ 15,8 millions de personnes auront besoin d’une aide humanitaire, soit 1,5 million de plus qu’en 2022, la plus forte augmentation depuis 2011 », rapporte l’ONU.
La faim, les épidémies, les conflits tribaux, ou encore le difficile accès à la terre ou à l’eau sont les principales causes de la crise au soudan. Des villages entiers se retrouvent décimées, et plusieurs milliers de personnes perdent la vie chaque année dans cette région située dans le Nord-Est du continent africain.
Dinho Kazadi

