Pas d’engouement à l’hôpital général de référence de Kinshasa. 48 heures après la levée de la grève. Durant trois semaines, les blouses blanches réclamaient notamment «les promotions en grade pour des médecins et l’admission de nouveaux médecins». «Nous venons d’une grève radicale et sèche. Les choses ne peuvent pas revenir à la normale dans deux ou trois jours. Il faut que l’information sur la fin de la grève circule», affirme le docteur Ngoboka Kati, un responsable du syndicat de médecin, à SahutiAfrica.
Pas d’afflux des malades. Il est 14h heure de Kinshasa, capitale congolaise. A peine une dizaine de personnes sont perçues devant les services d’urgence de l’Hôpital de général de référence de Kinshasa, ex-Mama Yemo. Pourtant, c’est un endroit très fréquenté par de personnes, qui accompagnent des malades.
«Aucun nouveau patient n’est entré dans cette salle depuis un bon bout de temps à cause de ces grèves», confie un patient avec un bandage à la jambe gauche. Il est l’un de rares patient rencontré au pavillon 8, réservé pour l’internement des patients victimes des graves blessures.
«Je suis venu pour des consultations au service de radiologie pour mon fils. Mais la personne que j’ai trouvé m’a demandé de repasser le lundi», raconte une mère de famille, habillée en pagne. Elle discute avec son amie dans les couloirs de l’ex-Mama Yemo.
Mercredi 04 août, le docteur Mankoy Badjoki, président du Syndicat des médecins du Congo (SYNAMED), a déclaré la fin de la grève. C’était après des négociations avec le gouvernement congolais. Ce dernier a promis de verser une prime de 200.000 francs congolais (100 dollars) aux médecins débutants. Et de 400.000 francs (200 dollars) aux gradés.
Joe Ntambwe

