Au moins trois réfugiés érythréens, dont deux enfants, ont été tués dans une frappe aérienne sur un camp de réfugiés dans la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie. L’annonce a été faite par les Nations unies dans un communiqué publié jeudi 6 janvier. Mais le gouvernement Éthiopien n’a pas officiellement réagi.
Filippo Grandi, président du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr), affirme que « cette frappe de mercredi a touché le camp de réfugiés de Mai Aini, près de la ville de Mai Tsebri, dans le sud du Tigré ». D’après lui, « quatre autres réfugiés avaient été blessés ».
Selon des documents publiés par Reuters, depuis le 18 octobre, des frappes aériennes ont fait environ 146 morts et plus de 213 blessées. Depuis plus d’un an, des forces éthiopiennes et les rebelles tigréens s’affrontent dans le nord du pays. Des affrontements, qui ont fait des milliers morts et plus d’un million de déplacés, a indiqué les Nations unies.
Dinho Kazadi

