L’Afrique du Sud va rencontrer des problèmes d’approvisionnement et devra envisager un rationnement du carburant, si la crise russo-ukrainienne se poursuivait au-delà du mois d’avril. C’est ce qu’a averti le gouvernement sud-africain ce mardi 15 mars. Selon Pretoria, la meilleure façon de protéger l’économie contre les hausses des prix du carburant serait de fournir un soutien aux opérateurs de transport public, comme les taxis et aux producteurs alimentaires.
« Dans les trois scénarios, l’inflation globale devrait se rapprocher de la limite supérieure de la fourchette cible de la Banque de réserve, tandis que l’on estime que les consommateurs paieront 3,00 rands de plus pour un litre de carburant, si le prix du pétrole augmente de 50% par rapport aux prévisions de l’examen du budget », a dit Clinton Joel, responsable du Trésor sud-africain, à la commission parlementaire des ressources minérales et de l’énergie.
Il indique que la hausse des prix du blé et du pétrole et un affaiblissement potentiel du rand par rapport au dollar américain auront un impact à la hausse sur l’inflation. « La hausse des prix des produits de base à l’exportation va apporter un vent arrière au compte extérieur, cela va apporter un soutien supplémentaire au secteur minier et une éventuelle aubaine à la perception des recettes », a-t-il ajouté.
En Afrique du Sud, le prix du pétrole a augmenté de 19 %, portant les projections d’inflation à 5 %. Si le prix du pétrole brut devait augmenter de 30%, l’inflation serait en moyenne de 5,2 %. Une augmentation de 40% porterait l’inflation à 5,3 % et une hausse de 50 % à 5,5 %.
Ali Maliki

