Jeudi 07 avril, les terroristes ont menacé de tuer les 167 passagers restants du train attaqué à Kaduna, au centre du Nigeria, si le gouvernement nigérian ne parvient pas à négocier avec eux. C’est après qu’un groupe de pasteurs a imploré le gouvernement nigérian de se lancer dans un bombardement massif de bandits/terroristes dans leurs cachettes.
« Le gouvernement devrait se hâter de nous rencontrer avant que nous ne transformions cet endroit en abattoir. Tuer ces gens n’est rien pour nous. Ce n’est pas une question d’argent, on ne peut pas faire ça pour l’argent. Le gouvernement sait ce que nous voulons », ont déclaré les terroristes dans une vidéo virale. Ils sont vêtus de treillis militaires et brandissent des armes.
Selon une source sécuritaire, « les terroristes veulent négocier avec le gouvernement sur un éventuel échange de prisonniers. Ce qui explique peut-être la raison pour laquelle ils disaient qu’ils ne recherchaient pas d’argent ».
Entre-temps, le Parlement nigérian a chargé une commission de la sécurité nationale et du renseignement d’enquêter sur le manque de synergie perçu entre les agences de sécurité qui, selon elle, a conduit à une mauvaise collecte de renseignements, pour aggraver encore l’insécurité dans le pays.
« L’absence de synergie entre les agences de sécurité a entraîné « la récente séquence croissante d’insécurité à travers le pays sous la forme d’enlèvements, de terrorisme et de vol de bétail et de conflits entre agriculteurs et éleveurs. La situation pouvait être attribuée au manque de collecte de renseignements opportune et adéquate qui a rendu les activités de sécurité dans le pays inefficaces », a dit Dennis Idahosa, député nigérian.
Lundi 28 mars, les terroristes ont attaqué le train à destination de Kaduna, en utilisant des explosifs pour immobiliser le train reliant Abuja-Kaduna avant de tirer sur certains des passagers. Ils ont tué huit personnes, blessé 41 autres et enlevé de nombreux autres passagers.
Ali Maliki

