Plus de 30.000 Nigériens ont abandonné leurs habitations dans la région de Tillabéri, située dans la zone dite de trois frontières suite à l’escale des violations depuis avril. C’est ce qu’a indiqué le bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) dans un rapport publié mardi 24 mai.
Selon l’agence Onusienne, cette situation est provoquée par des actions de groupes djihadistes présumés dans la région de Tillabéri, située dans l’ouest du Niger.
« Entre janvier et avril 2022, le nombre d’incidents sécuritaires a été de 136, contre 93 par rapport à la même période en 2021 ». Avance la même source.
Quarante-trois civils ont été tués et vingt-deux autres enlevés entre le 1er et le 19 mai dans les départements de Torodi, Téra et Gothèye, qui enregistrent une recrudescence d’attaques djihadistes, rapporte l’Onu.
La vaste région enclavée de Tillabéri, située dans la zone dite « des trois frontières entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso, est devenu le théâtre des actions sanglantes de mouvements djihadistes liés à Al-Qaïda et au groupe État islamique (EI) depuis 2017.
Joe Kashama

