Jeudi 26 mai, le Zimbabwe, le Botswana, la Zambie, la Tanzanie et la Namibie veulent lever l’interdiction du commerce international de l’ivoire. Ces cinq pays abritent environ 300.000 éléphants dans un parc transfrontalier partagé.
Les pays d’Afrique australe vont faire pression pour l’adoption du traité lors de la 19e conférence de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (Cites). Cette conférence se tiendra au Panama en novembre prochain.
« Les signataires veulent forger un nouveau et meilleur accord pour la conservation des éléphants, le tourisme et les communautés rurales dans les principaux États africains de l’aire de répartition », a noté la déclaration.
Le Zimbabwe cherche à vendre 163.000 tonnes d’ivoire d’une valeur de 600 millions Usd. Le ministre zimbabwéen du tourisme et du changement climatique, Mangaliso Ndhlovu souligne que les pays confrontés à une crise des éléphants font face à des décisions difficiles.
« Le commerce n’est pas le danger pour les éléphants. Mais la perte d’habitat et les conflits avec les humains. Les gouvernements des Etats de l’aire de répartition des éléphants sont confrontés à des pressions sociales et politiques sur la raison pour laquelle les éléphants sont prioritaires sur leur propre vie et leurs moyens de subsistance. Ce sont des problèmes pertinents qui sont difficiles à résoudre de manière équilibrée », a-t-il déclaré.
La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) a interdit le commerce international de l’ivoire en 1989. En 1997, elle a autorisé le Botswana, la Namibie et le Zimbabwe à effectuer des ventes ponctuelles d’ivoire au Japon pour un total de 50 tonnes.
Ali Maliki

