Ce jeudi 28 juillet, Jean-Marc Kabund, opposant au régime, a été auditionné au parquet près la Cour de cassation à Kinshasa, capitale congolaise. Il est inculpé notamment pour « injures publiques, imputations dommageables, outrages envers les autorités publiques, offense au chef de l’Etat et propagation des faux bruits ».
Chemise blanche et cravate bien nouée, derrière les vitres teintées de sa jeep 4X4 aux côtés de son épouse, Jean-Marc Kabund arrive au parquet escorté par ses militants. Ces derniers veulent même l’accompagner jusque dans les installations du parquet. Mais ils sont dispersés par les agents de l’ordre. Plusieurs militants ont été interpellés et des journalistes brutalisés, selon des sources.

Le calme revient quelques minutes après. M. Kabund est dans le cabinet de l’officier du ministère public où il est auditionné depuis le début d’après-midi. Des heures après, militants et journalistes attendent être informés de ce qui se passe. Finalement Jean-Marc Kabund sort en homme libre. Mais il devra encore se présenter au parquet le mardi prochain.
Les faits reprochés remontent il y a quelques jours. C’est le 18 juillet. Lors de sa toute première sortie médiatique, Jean-Marc Kabund, qui a tiré à boulets rouge au camp présidentiel, son ancienne famille, a affirmé que « le président Tshisekedi était un danger pour le pays ».
Joe Kashama

